Face au chaos et à l’instabilité du monde qui nous entoure, il existe une ancre immuable et rassurante, celle de l’arrivée du printemps.
Car oui, Il est là, fidèle au rendez-vous, engagé dans ce qu’il a de plus beau à nous promettre : le réveil d’une nature profondément endormie depuis quelques mois. Un brin de pureté et de beauté qui se dévoile dans un monde qui ne cesse de vaciller.
Partout les cataclysmes s’enchainent, les nerfs sont à vifs, le flot informationnel nous tétanise, les guerres se déclarent en chaîne, et l’humanité semblent, quant à elle, avoir perdu la Foi dans le Vivant
Bien au-delà des enjeux politiques qui nous dépassent, je crois que nos « puissants cinglés» comme j’aime à les appeler, ont décidé de faire de cette planète un espace de jeux meurtriers, une course aux égos démesurés, où le pouvoir et l’argent semblent dicter la Loi Universelle.
Sommes-nous donc condamnés à rester ensevelis sous les décombres de nouvelles apocalyptiques, bombardées à grand coup de « sensationnel » ?
Je crois qu’à partir du moment où l’actualité nous plombe dans sa sinistre réalité, il devient urgent de s’en détourner. Non par égoïsme, non par fuite du réel, mais pour préserver ce qu’il reste en nous d’Essentiel.
Il devient alors salutaire de couper court aux invasions barbares des réseaux, revenir au cœur, à la vie, à ce qui nous fait du bien, ce qui nous élève.
Revenir à notre verticalité
Nul besoin d’être un « puissant milliardaire » pour retrouver la beauté de ce monde, notre belle planète regorge d’espaces silencieux, naturels, qui sont tout aussi rassurants que merveilleux.
Cessons d’alimenter nos peurs face aux injonctions anxiogènes, notre âme n’a pas vocation à être livrée aux scénarios les plus sombres.
Et c’est à cet endroit que le printemps entre scène. Il arrive à point nommé pour nous détourner de la complexité de l’époque traversée. Il nous permet de prendre conscience des différents pouvoirs sur lesquels nous pouvons réellement agir.
Le pouvoir des cycles.
Car oui malgré les hivers nécessaires traversés, le printemps est là pour nous rappeler que la Lumière revient toujours.
Le pouvoir de notre intériorité et la façon dont nous décidons d’habiter ce monde.
Le désespoir n’est pas une demeure. A l’image des saisons, il n’est là que de passage comme un état éphémère vers une transformation.
Et si nous devenions les passagers d’un monde qui prend la même direction ? Celle de l’ouverture de conscience, du cœur et peu importe le tumulte ambiant.
On ne peut pas contrer la cruauté et l’absurdité qui nous sont sans cesse infligées, mais nous pouvons, chacun à notre échelle, être un contre-pouvoir différent.
Faire sa part de colibri dans nos vies.
Se tourner vers la nature et les beautés de ce monde pour nous ressourcer. S’en émerveiller.
Se centrer sur sa famille, ses amis et nos êtres chers comme stabilité pour nous ancrer.
Revenir au calme, au silence, et à la simplicité du quotidien de nos vies, à la gratitude.
Botter en touche l’individualisme dans le lequel nous baignons, ces « moi je » à foison.
Honorer le partage et la solidarité. Créer sa toile de liens partout où cela est possible
Parce que des millions de colibris qui œuvrent, tous en cœur, et sans bruit, croyez-moi cela pourrait bien produire une sacré détonation.
Une arme silencieuse et puissante, le pouvoir de la Conscience.
Alors continuons à bâtir nos vies tous en cœur, à oeuvrer sans peur.
« Celui qui est descendu dans ses abysses, et qui choisit la Vie, met le Monde debout »
C. SINGER



