Renaître

On y est, le 20 mars prochain, c’est le clap de fin de la saison froide

Il est vrai que L’hiver, ce parent pauvre et misérable saisonnier, n’a pas bonne presse dans nos contrées, saison ingrate dont on a hâte d’en sortir avant même d’y avoir mis les pieds.

Mais à quoi sommes-nous renvoyés pour que cette saison soit autant mésestimée ?

A nos hivers personnels, à la rudesse de notre parcours de vie, à nos désespoirs de soirée, à la disparition, à la perte, à  l’attente, au néant, au plus-rien, au vide absolu, à la stérilité, à la mort aussi car plus rien ne pousse sur notre territoire gelé.

Alors que l’hiver nous invite à l’introspection, au « pas-bouger », à la réflexion, au dépouillement, alors que ce dernier retient le temps qui s’écoule doucement, et qu’il tire sa révérence, le printemps, lui, se précipite pour rentrer dans la danse.

Dès que la belle saison pointe le bout de son nez, il souffle comme un soulagement, un ouf de libération, une brise de légèreté qui vient rajouter quelques degrés à notre baromètre de l’humeur.

C’est curieux comme tout ce qui paraissait impossible début janvier devient soudainement accessible dès fin février.

 On gagne en lumière ,1h de plus par jour, et les plus belles perspectives sont de retour.

Les idées bourgeonnent, les projets foisonnent, on en a  plein la tête,  plein les mirettes. Haro sur les factures d’énergie et les longs manteaux, et bienvenus aux tissus légers, aux terrasses extérieures blindées, et aux diabolos.

C’est vrai avouons-le, sans la rigueur de la grosse saison,  la douceur printanière n’aurait pas tout à fait le même saveur.

Alors avant d’acclamer l’audace de ce renouveau et ses infinies possibilités, je crois qu’il est de bon ton de remercier la triste saison hivernale,  pour  son travail si méprisé :  nettoyer, purifier, détoxifier avant de pouvoir ensemencer.

La renaissance du printemps n’a de sens que par ce qu’elle puise son essence dans ce terreau fragile et stérile  du dépouillement et de la nudité et que l’hiver a pu réaliser son œuvre avec toute l’ingratitude qui lui est souvent conférée .

Les cycles saisonniers sont à l’identique de nos cycles intérieurs, c’est bel et bien dans nos pénombres, nos zones d’ombre, nos grottes sombres, que la vie et la joie peu à peu reprennent leurs droits.

C’est au cœur de notre météo interne, lorsque la mélancolie s’installe,  dans l’œil du cyclone là où l’ombre gagne du terrain que la lumière vient se nicher, nos yeux tournés vers le ciel guettant la moindre parcelle d’un soleil pour nous galvaniser.

C’est bien lorsqu’il n’y a plus rien que le champ des possibles s’ouvre enfin à nous lorsque la terre se gorge de promesse, et oui l’herbe repousse toujours après un sol gelé.

Alors accueillons  le temps précieux des éclosions et des bourgeons avec toute notre effervescence, accueillons ce renouveau, cette légèreté et toutes ces espérances,  et accordons-nous enfin, en ces prémices printaniers, une belle renaissance tant méritée.

Véronique,

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